Dans l'homélie d'envoi de ce rassemblement, K. Koch rappelait ce triple mouvement:
"Jésus vint, il se tint au milieu d'eux et leur dit: La paix soit avec vous." Cette venue du Christ, "le soir du premier jour de la semaine", accomplit la promesse du discours d'adieux: Jésus donne la paix, que le monde ne peut pas donner et il éveille la joie plus forte que toute angoisse et tristesse[5].
Paix et joie, signe de la présence de Dieu, expérience profonde de son amour. Quand nous sommes aimés, nous sommes dans la paix et la joie. Paix, joie, création nouvelle dans la force de l'Esprit saint et la rémission des péchés, voilà les effets de la venue de Dieu
Jésus rencontre les apôtres comme il les avait rencontrés sur les routes de son pays, mais il est maintenant le Christ ressuscité. Il est Dieu pour qui n'existe plus aucune limite spatio-temporelle. Non pas un fantôme, mais un corps glorieux jouissant de l'éternité et de l'ubiquité, rendant Dieu présent en tous lieux, en tous temps, au ciel comme sur la terre.
L'expérience des premiers disciples pourra donc être revécue par tous ceux qui suivront le Christ grâce au témoignage des apôtres. Car le Christ ressuscité ne meurt plus; pour lui mille ans sont comme un jour et chaque personne a une place dans son coeur. Il porte avec lui tous les biens, tout ce que nous pouvons désirer, il donne sens, force et vie à toutes les valeurs.
Nous avons tout en Jésus, dit saint Paul: "Il est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification et délivrance."[6] "C'était Dieu qui en Christ réconciliait le monde avec lui-même." [7] Nous avons tout en lui, car Dieu est en lui; notre coeur ne désirant rien de plus que Dieu lui-même.
Dans cette ligne, Ignace d'Antioche écrivait:
Dans le baptême de Jésus, l'amour du Père lui est redit: "Tu es mon fils bien-aimé, il m'a plu de te choisir."[12] En Jésus, nous sommes aimés "avant la fondation du monde pour que nous soyons saints et irréprochables sous son regard, dans l'amour."[13] En écho à cette parole de Paul, Julienne de Norwich écrivait: "Nous avons été aimés dès avant le début du monde."[14]
En proposant de chanter matin et soir le Benedictus et le Magnificat,
tous deux des hymnes à la fidélité amoureuse de Dieu,
la prière des heures inscrit dans le rythme quotidien la relation
de l'Alliance, où le Christ, comme le bien-aimé du Cantique
des cantiques, toujours à nouveau prend l'initiative de séduire
l'Eglise, son Epouse.
Isaac le Syrien chante cet amour divin qu'on ne peut circonscrire:
Je suis aimé, donc je suis: Cogitor ergo sum! Voilà le point de départ. Croire que Dieu m'a pensé, a pensé l'Eglise, a pensé l'immense cosmos par amour pour me faire participer à son amour trinitaire. Voilà ce que nous ne devons cesser de répéter avec Jean: "Nous croyons à l'amour."[18]
Me savoir aimé personnellement par le Christ me décentre de moi-même. Gabriel Mardinier écrivait: "Dire moi, se poser immédiatement comme moi, c'est moins se saisir comme être que comme séparé de l'être."
Je ne suis pas le commencement de tout, mais une personne pensée par une Personne infiniment bienveillante, qui vient à moi, frappe à ma porte, désire se mettre à ma table. Décentré de moi-même, je puis alors m'accepter, avec mon histoire, mes blessures, mes fautes, je puis aussi accepter les autres et leur manifester à mon tour de la bienveillance, sans laquelle aucune réconciliation n'est possible.
En répondant à cette si grande bienveillance divine, en répondant à son amour par notre amour, nous sommes véritablement fils et filles; nous sortons du néant. "Si je n'ai l'amour, je ne suis rien"[19], s'écrie saint Paul. "Dieu est amour", dit saint Jean, résumant, au soir de sa vie, toute son expérience et sa réflexion chrétiennes. Dans le langage philosophique, W. Kasper traduit: "Etre et Amour sont coextensifs." [20] Gilbert Cesbron dit à ce propos: "J'aime donc je suis. Voilà mon commencement et ma fin - et tant pis pour Descartes! Dès que je cesse d'aimer, je cesse d'être: je parais seulement; je deviens double; j'en souffre, j'en suis humilié." Et J. Pestalozzi: "C'est par mon coeur que je suis ce que je suis." Enfin Maurice Zundel: "Je ne suis pas mais je puis être." Comment être?... Voilà la question, To be or not to be.
En traitant du thème théologique de la réconciliation, il ne faut donc pas l'isoler de la vie et de l'expérience chrétienne de Dieu, de l'action de l'Esprit dans le coeur du chrétien et dans la communauté de foi. Il faut garder à l'esprit notre texte sur la venue du Christ ressuscité, dans la communauté, dans Jean 20. Car toute compréhension profonde de Dieu est la conséquence d'une rencontre avec le Ressuscité, comme l'ont faite Marie de Magdala, les apôtres, les disciples d'Emmaüs, Thomas. L'expérience pascale des premiers disciples est, en quelque sorte, le modèle de l'expérience chrétienne.
A l'origine de toute réconciliation authentique, il y a une venue du Christ, une illumination de l'Esprit saint, une profonde expérience de l'amour du Père. Quand notre regard rencontre le sourire de Dieu, quand notre esprit est visité par la fulguration de son amour, alors toute notre vie change[21]. Notre visage change et un sourire l'éclaire. Le monde qui nous entoure ne le sait pas encore, mais attend cette révélation, la devine. Autour de nous, les hommes se divisent, se jugent, se blessent, désespèrent, se séparent. Mais nous avons découvert que Dieu est amour, que tout est amour, que rien n'échappe à son amour, pas même le mal qu'il permet mystérieusement.
C'est avec cette vie nouvelle déposée dans nos coeurs
que nous irons apporter cette grande et bonne nouvelle de la réconciliation.
Car se savoir ainsi aimés conduit à partager cette découverte
avec tous, à chercher à la vivre avec tous.
Dans une belle page, André Frossard raconte comment, "athée
tranquille", il entre dans une église en attendant un ami:
La dernière syllabe de ce prélude murmuré atteint à peine en moi la rive du conscient que commence l'avalanche à rebours. Je ne dis pas que le ciel s'ouvre; il ne s'ouvre pas, il s'élance, il s'élève soudain, fulguration silencieuse, de cette insoupçonnable chapelle dans laquelle il se trouvait mystérieusement inclus...Il y a un ordre dans l'univers, et à son sommet, par-delà ce voile de brume resplendissante, l'évidence de Dieu, l'évidence faite présence et l'évidence faite personne de celui-là même que j'aurais nié un instant auparavant, que les chrétiens appellent notre Père, et de qui j'apprends qu'il est doux, d'une douceur à nulle autre pareille, qui n'est pas la qualité passive que l'on désigne parfois sous ce nom, mais une douceur active, brisante, surpassant toute violence, capable de faire éclater la pierre la plus dure et, plus dur que la pierre, le coeur humain.
...En même temps une nouvelle famille m'est donnée qui est l'Eglise...
Toutes ces sensations sont simultanées. Tout est dominé
par la présence, au-delà et à travers une immense
assemblée, de celui dont je ne pourrai plus jamais écrire
le nom sans que me vienne la crainte de blesser sa tendresse, devant qui
j'ai le bonheur d'être un enfant pardonné, qui s'éveille
pour apprendre que tout est don.[22]
Et ce texte de C. Lubich, intitulé Gratitude, dit sa
rencontre avec une Présence venue à sa rencontre:
La Parole de Dieu est le chemin sûr et permanent qui conduit à l'amour de Dieu. Par sa Parole, "Dieu nous déclare sa miséricorde en Jésus-Christ, et nous assure de sa dilection envers nous... Elle est comme une entrée en son royaume céleste."[24] Par elle, "le Père qui est aux cieux vient avec tendresse au-devant de ses fils et entre en conversation avec eux"[25]. Dans l'acte de sa révélation, Dieu franchit la distance qui nous sépare de lui, se donne à nous, nous réconcilie avec lui afin de nous rendre participants de sa vie.
Parce qu'il est amour, Dieu veut se donner à et chercher l'amitié de sa créature. En se révélant, il ne donne pas simplement une connaissance, mais désire établir une alliance, un lien d'amitié, un espace de communion. "Si Dieu veut se révéler, ce ne peut être, en effet, que pour établir avec l'homme des liens d'amitié et d'amour et pour nous associer à sa vie...; il désire insérer l'homme dans la société d'amour qu'est la Trinité." [26] Dans la Bible, la relation avec Dieu est souvent décrite en termes d'amitié. Abraham[27] et Moïse[28] sont les "amis de Dieu". Les disciples de Jésus ne sont non plus serviteurs, mais amis[29]; c'est à la fin de sa vie que Jésus les appelle ainsi, car, dit Clément d'Alexandrie, "l'amitié ne naît pas d'un don unique, mais d'une longue familiarité".
Jésus dit des paroles de vie éternelle exigeantes, encourageantes [30]. Il invite les siens à les vivre les unes après les autres, afin qu'ils lui ressemblent de plus en plus. Par là les disciples de Jésus approfondissent leur amitié, deviennent plus unis les uns aux autres. "L'amitié, cela vient au coeur quand on fait ensemble les choses belles et difficiles", dit l'abbé Pierre. Ceci vaut aussi quand on essaie de vivre ensemble les paroles de l'Evangile. Le fruit de cette mise en pratique est davantage de communion, de réciprocité, surtout lorsque nous communiquons aux autres cette vie de la Parole et que nous nous laissons enrichir par l'expérience d'autrui. Ainsi s'approfondit la vie de la communauté.
Elle s'approfondit, car Jésus est davantage présent en elle, dans la mesure où ses membres vivent sa parole, se "christifient" en se revêtant du manteau de la Parole, qui est Jésus lui-même, présent dans chacune de ses paroles. C'est la conviction de Gilbert de Hoylans:
Dans les autres récits d'apparition de Jésus à
ses disciples, on le voit à table avec eux. Au moment de la cène:
Le Christ avait prévenu les Apôtres: c'était la
dernière fois qu'il buvait avec eux le fruit de la vigne, jusqu'au
jour où ils boiraient tous ensemble dans le Royaume du Père
(Mt 26:29). Et le voici de nouveau attablé avec eux (Lc 24:36-43;
Jn 21), "rompant le pain" et le leur partageant... Ces détails,
qui retiennent les évangélistes, ont un sens: dans tous les
repas du Ressuscité, la cène est présente... A lire
l'ensemble des textes évangéliques, il est clair que le Seigneur
qui vient s'asseoir à table avec les siens est celui qui s'est fait
leur nourriture... pour que ce corps livré, que ce sang répandu
jusqu'à la dernière goutte puisse être l'aliment de
leur existence et la source de leur existence et la source de leur action.[33]
Ayant mangé et bu chaque jour avec Jésus, durant les quarante jours de Pâques à l'Ascension[34], les premiers chrétiens continuèrent cette manière de vivre en "rompant le pain" chaque jour[35]. Ainsi Jésus continuait à être au milieu d'eux, donnant son amour, partout où la cène est célébrée.
Avec l'enseignement des apôtres et la vie fraternelle, la cène quotidienne était pour eux une source de communion. Leur rayonnement attirait. Un peuple nouveau se formait.
Que l'Esprit saint nous inspire aujourd'hui pour que nous retrouvions
le sens de la fraternité eucharistique de la première communauté
! Qu'il nous donne envie de nous nourrir du pain de vie, de ce miel le
plus précieux!
La cène est nourriture des premiers chrétiens, qui dans
la simplicité de leurs maisons revivaient l'expérience du
psalmiste, lequel se délectait de la bonté de Dieu: "Qu'il
est précieux ton amour, ô Dieu! Ainsi les fils des hommes,
à l'ombre de tes ailes, ont abri. Ils s'enivrent de la graisse de
ta maison, au torrent de tes délices tu les abreuves."[36]
Elle est l'aliment d'un Nicolas de Flüe, ce grand Suisse vénéré par le réformateur zurichois H. Zwingli, qui durant vingt ans s'est nourri uniquement du corps du Christ:
"Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim et celui qui croit en moi n'aura jamais soif."[38]
Nourriture où nous recevons personnellement l'amour du Christ, la cène a aussi - et surtout - une dimension communautaire. Ce point est des plus significatifs dans la question de la réconciliation. Jésus demande au Père l'unité de ses disciples et de tous ceux qui les suivront, après leur avoir lavé les pieds au cours d'un repas, qui, dans l'évangile de Jean, est la cène. En nous unissant profondément les uns aux autres, la cène nous conduit vers les autres, nous pousse à nous réconcilier, à davantage d'unité.
C'est la compréhension qu'en avait Zwingli: "Nous mangeons le corps et le sang du Christ pour que nous donnions notre vie pour les frères, de la même manière que Christ l'a fait librement pour nous."[39]
C'est pourquoi, celui qui s'approche de la table du Seigneur doit avoir en lui la ferme résolution de vivre en paix avec tous. Ces paroles de Jésus indiquent clairement la nécessité de se réconcilier avec les frères et soeurs avec lesquels on serait en conflit: "Quand donc tu vas présenter ton offrande à l'autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; viens alors présenter ton offrande."[39] Thomas d'Aquin commente:
Où sont envoyés les Apôtres? Grégoire le Grand nous invite au réalisme:
Les plaies que Jésus montre à ses disciples le rappellent:
nous croyons en un Dieu qui s'est plongé dans les abîmes de
la déréliction, jusqu'à la mort. Sur la croix, il
a éprouvé la plus grande division qui soit: le sentiment
d'être abandonné par tous, même par son Père,
lorsqu'il s'écrie: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"
Il nous faut méditer longuement sur ce cri de Jésus,
qui contient tous les cris depuis celui d'Abel. Toutefois, Jésus
ne s'est pas enfermé dans le désespoir, mais par amour pour
nous, a gardé la confiance, se remettant totalement à son
Père: "Père, entre tes mains je remets mon esprit."
Et son amour a vaincu. La mort ne pouvait retenir l'Amour. Le Christ est
ressuscité. Il se rend proche de nous, il est avec nous tous les
jours jusqu'à la fin. Il nous apporte sa paix, son pardon, son Esprit.
Dans la communion avec lui, nous sommes réconciliés.
Jésus crucifié et ressuscité est la clé
pour surmonter chaque manque d'unité. Il faut savoir le reconnaître
dans tous ceux qui rappellent ses plaies; l'aimer, ne pas le fuir. Nous
tenir auprès d'eux, confiant que Jésus viendra tôt
ou tard.
C'est vers ce monde que les Apôtres sont envoyés. Ils
sont des créatures nouvelles, animées par le souffle de Jésus:
"il souffla sur eux", comme au jour de la première création
de l'homme[46].
Ils désirent transmettre ce don immense à tous. Comme "ministres
de Dieu"[47],
ils supportent tout et invitent chacun à répondre maintenant
à cette grâce de la réconciliation: "Soyez réconciliés
avec Dieu!"[48]
Les ministres sont ainsi un chemin qui nous donne le Christ; à travers eux, Dieu envoie ses dons à l'Eglise tout entière. Il faut les écouter, donc les aimer: "Qui vous écoute m'écoute, qui vous repousse me repousse", dit Jésus à leur sujet[49]. Et celui qui les repousse ne peut recevoir le pardon de ses péchés: "Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus."
L'Esprit saint vit en eux, puisqu'ils ont été consacrés par l'imposition des mains. Et l'Esprit saint qui vit aussi en chaque croyant baptisé le pousse à s'unir à l'Esprit saint qui vit dans les ministres. Car il n'y a qu'un seul Esprit, qui vit et agit en tous, afin de créer au sein de ce monde un peuple nouveau[50], réconcilié; le peuple de la fraternité.
La fraternité devient un canal qui communique l'amour de Dieu. Le texte de Jean ne décrit pas seulement une expérience particulière, celle des premiers chrétiens, au jour de la résurrection de Jésus, mais aussi une promesse de présence, chaque fois que des personnes sont rassemblées pour l'amour du Christ.
Cette expérience fait la vraie Eglise, comme le disait Tertullien: "Là où deux ou trois fidèles sont rassemblés quoique laïcs, il y a l'Eglise... Même si nous sommes peu nombreux, l'Eglise vit à cause de la présence de Jésus parmi nous."[53]
Commentant le passage parallèle dans l'évangile de Luc[54], Bède le Vénérable déclare:
C'est dire que chaque rencontre avec un frère, une soeur dans
la foi est l'occasion d'une possible venue du Christ.
Cette présence de Jésus dans la rencontre fraternelle
me paraît d'une grande actualité. Dans notre société
sécularisée, matérialiste et indifférente,
beaucoup ne découvrent plus l'amour de Dieu sur les trois autres
chemins: dans la Parole, dans la Cène, dans les ministres. Pour
eux, Jésus est une réalité lointaine, dépassée.
Dieu n'est pas celui qui en Jésus promet sa proximité: "Et
moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps"[56]
mais une abstraction, un dieu lointain, sans prise avec le monde. Un tel
dieu est rejeté aux marges de notre vie; on commence à en
parler dans les situations-limites de faute, de souffrance, de maladie
et de mort. Peut-être que nous, les chrétiens, sommes en partie
responsables de cette image de Dieu, dans la mesure où nous l'avons
exclu de nombreux domaines de la vie... et nous courrons aussi le risque
de le congédier de la vie ecclésiale.
En redécouvrant la venue de Jésus dans la vie communautaire,
comme fruit de la fraternité, nous répondons à cette
perte du sens de Dieu. Nous donnons l'amour de Dieu à ceux qui ne
peuvent plus le chercher sur les chemins traditionnels.
En effet la présence de Jésus au milieu de nous, comme fruit de l'esprit de service et d'amour réciproque, est la plus grande force réconciliatrice. Comme aux disciples témoins du Ressuscité à Pâques, elle apporte une atmosphère de paix, joie, amour. Nous pouvons alors recevoir son Esprit, percevoir son souffle, qui anime son corps.
[1]Foyers de l'Unité à Crêt-Bérard, en février 1998.
[2]
Document final du Rassemblement de Graz, juin 1997, 4.
[3] Kurt Koch: Peur et réconciliation sous le signe de la conversion. Rassemblement de Graz.
[4] K. Koch, ibid.
[5] Jn 14 et 16:20-22.
[6] 1 Co 1:30.
[7] 2 Co 5:19.
[8] Aux Tralliens (SC. 10, p. 118).
[9] Lm 3:22-23.
[10] Ex 34:6-7.
[11] Voir A. Dreston, "Dieu Amour dans l'Ancien Testament", dans Dieu Amour dans la tradition chrétienne et la pensée contemporaine (Paris: Cerf, 1992), 20ss.
[12] Mc 1:11.
[13] Ep 1:4.
[14] Mystique anglaise du XIV siècle, citée dans le texte final de Graz.
[15] Traités ascétiques, 58; in I. Touraille, Isaac le Syrien, OEuvres spirituelles (Paris, 1981).
[16] Rm 8:31-39.
[17] Une spiritualité pour la réconciliation. Rassemblement de Graz, p. 3.
[18] 1 Jn 4:16.
[19] 1 Co 13:2.
[20] "Dieu, écrit Kasper, dont l'essence est vie et amour et qui, pour cette raison, peut être aussi le Dieu des hommes et le Dieu de l'histoire... Par conséquent l'amour est le sens ultime de toute réalité... Cette conception chrétienne de la réalité signifie une révolution telle dans l'interprétation du réel qu'il est difficile d'en imaginer une plus grande", en Wer ist Jesus Christus für uns heute?, in ThQ. 154 (1974), 217, cité d'après Marisa Cerini, Dieu Amour (Paris: Cerf, 1992), 27.
[21] Dans la bénédiction de Nb 6:26, l'expression "Que le Seigneur tourne sa face vers toi", peut être traduite par "qu'il te sourie".
[22] A. Frossard, Dieu existe, je l'ai rencontré (Paris: Fayard, 1969), 164-167.
[23] C. Lubich, Méditations (Paris, 1990), 207.
[24] Catéchisme de l'Eglise de Genève, Q. 13 et 300 (Aix-en-Provence: Kerygma, 1991), 18, 117.
[25] Constitution Dei Verbum, n 21.
[26] R. Latourelle, Théologie de la révélation (Paris: Desclée de Brouwer, 1963), 339.
[27] Dn 3:35; Jc 2:23.
[28] Ex 33:11.
[29] Jn 15:14s, cf. Sagesse 7.27, où la sagesse divine cherche l'amitié des hommes.
[30] Jn 6:68.
[31] Sermones in Canticum Salomonis. Discours XIV, 1 PL 184, 68.
[32] Cf. F. Ciardi, "Toute Parole de vie contient le Verbe", in Voyage trinitaire (Paris: Nouvelle Cité, 1996).
[33] J. Guillet, Jésus-Christ hier et aujourd'hui (Paris: Desclée de Brouwer, 1963), 166s.
[34] Ac 1:1-4.
[35] Ac 2:42-47.
[36] Ps 36:8-9.
[37] Citation in Robert Durrer, Die älteste Quellen über den seligen Nikolaus von Flüe, 468.
[38] Jn 6:35.
H. Zwingli, Commentaire de la cène, 1525.
[39] Mt 5:23s.
[40] In Jo. 6.57,I, VIII, 976.
[41] Sur la succession des Apôtres, lire en particulier : Clément de Rome, Epître aux Corinthiens, 42.1-4 (SC n°167, 169s); Irénée de Lyon, Contre les hérésies, Livre IV, 26.2 (SC. N°.100, 719; Tertullien: Traité de la prescription contre les hérétiques (SC. No.46, 130s).
[42] Ac 6:6.
[43] Jn 17/20, Ac 3:37-39.
[44] Hom. 26 in Ev. PL 76.1198.
[45] Lc 9:37ss.
[46] Gn 2.7.
[47] 2 Co 6:4.
[48] 2 Co 5:17-20.
[49] Lc 10:16.
[50] Ep 4, 1 Co 12.
[51] Mt 18:20.
[52] Lc 24:13-35.
[53] Tertullien, De exhorte. Cast. 7 (PL 2.971).
[54] Lc 24:36ss.
[55] Hom. 2,9 (CCL 122,240).
[56] Mt 28:20.
[57] Ep 3:16s.
[58] Mt 18.19.