
L’aube des temps
mini-sommaire L’enjeu À l’ombre de l’expérience Les souvenirs spontanés Une vie après la mort P. comme prudence L’hypnose, hier et aujourd’hui La régression et les vies antérieures La régression de l’hypnose Les techniques de l’occultisme Un monde spirituel avide P. comme proscrit Théorie et réalité La loi du karma Les leçons de l’histoire Les menus à la mode P. comme problème Un nouveau départ L’aube des temps Un si grand salut P. comme pari Appendice : Bible et réincarnation Index des citations Remerciements |
Pas uniquement avec lui d'ailleurs. L'homme et la femme devaient devenir une seule chair (2.24) dans le cadre du mariage. L'unité du couple est extraordinaire ! L'appréciation mutuelle et l'harmonie dont ils jouissent étaient telles qu'ils étaient tous les deux nus et n'en avaient pas honte (2.25). Combien de couples peuvent se réjouir de ne pas craindre le jugement de l'autre ? Ils pouvaient être eux-mêmes ; l'acceptation mutuelle était totale, généreuse, parfaite ! Le récit ne parle ni de maladie, ni de violence.
La mort était ainsi la conséquence juridique d'un acte contraire à la loi divine. Tant que l'homme se maintenait dans les conditions prescrites par Dieu, la mort n'avait pas lieu d'exister. Mais dès l'instant où cette humanité naissante s'opposerait, le couperet de la mort devait s'abattre. Heureusement d'ailleurs. Si des hommes mauvais étaient immortels, la terre serait dans une condition bien pire. Qui souhaiterait cohabiter avec Néron ou Hitler ?
Dieu voulait des individus responsables, capables de choisir. Cet arbre n'était pas un piège sordide. Ce qui adviendrait de son fruit devait révéler l'intention de l'homme.
Dès les premiers chapitres de la Genèse (le livre des commencements, le premier dans nos bibles) pour qu'apparaissent toutes les formes de perversion et de violence sur la surface de la terre : meurtre, polygamie, inceste, adultère, vol, viol, homosexualité et prostitution. Mais aussi l'hypocrisie, la méchanceté, la jalousie, etc. Notre planète connaît aujourd'hui les mêmes problèmes qu'autrefois. Ils sont la conséquence directe de cette rébellion de l'homme contre Dieu. La Bible dit que " par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché " (Romains 5.12).
Le mal est inné de par notre filiation à Adam (une hérédité spirituelle en quelque sorte), mais il est également acquis de par notre imitation. Nous perpétuons en effet les habitudes que nous avons reçues de notre société. Certes l'éducation de parents sérieux compense certains des effets de notre nature déchue, sans pour autant la transformer.
La note peut paraître sévère. Affirmer que nous sommes pécheurs va à l'encontre de notre orgueil. Mais comment regarder l'histoire des hommes sans saisir que c'est la nôtre qui s'est jouée ! Comment regarder la violence des rues sans discerner que notre cœur est prêt aux mêmes atrocités ? L'homme qui a eu la chance de naître dans un foyer uni, échappera probablement au banditisme, mais s'il avait vécu dans les ghettos de l'amertume ou de l'indifférence, n'aurait-il pas eu les mêmes réactions ?
Il n'est pas seulement question du décès, mais aussi de mort spirituelle. Depuis cet événement tragique, l'homme naît spirituellement mort c'est pour cette raison qu'il a besoin de "re-naître" d'une naissance spirituelle.
Cette mort, ce gouffre spirituel, est admirablement décrit par Pascal : "il y a dans le cœur de l'homme un vide qui a la forme de Dieu". Ce vide de notre existence est la conséquence indirecte de la chute. Nous sommes faits pour être en relation avec Dieu ! Voilà que nous sommes coupés de lui. Nous sommes faits pour vivre ! Voilà que nous devons mourir. Nous sommes faits pour l'amour ! Voilà que nous nous haïssons, nous nous méprisons.