
Rue piétonne, centre de Lyon. Une femme écoute attentivement la
présentation de l'Evangile. Elle vient vers moi, rouge de colère,
et me lance " Pourquoi parler d'un Dieu extérieur aux gens ?
Vous êtes Dieu ! je suis Dieu ! " avant de disparaître dans la
foule. Cette scène aurait fait sourire il n'y a pas si longtemps.
Aujourd'hui, des hommes très en vue de notre société
vantent les mérites d'une " nouvelle spiritualité, "
(NS) fortement imprégnée de pensées orientales :
Plusieurs sociologues, en particulier les britanniques Eileen Barker, James A
Beckford et Bryan Wilson focalisèrent leur attention sur l'apparition,
au cur même des sociétés occidentales, de nouveaux
groupes religieux, notamment ceux se référant à des
traditions orientales. Préférant éviter le terme de
" secte ", on les appela " Nouveaux mouvements
religieux ".[1]
Françoise Champion, chargée de recherche au CNRS, les qualifie
au vitriol de " nébuleuse
mystique-ésotérique "[2] :
Les débats politiques du passé n'ont plus d'intérêt.
La génération de l'après-guerre ne s'est pas
rassasiée des `30 glorieuses,' et constate la ruine des pays marxistes.
Jacques Castermane, responsable d'un centre de méditation &
d'accueil :
[...] de plus en plus nombreux sont ceux qui cherchent un sens. Mais ne pouvant plus s'appuyer ni sur les ordres religieux conventionnels ni sur l'ordre rationnel, l'homme occidental est tenté de chercher le sens dans des traditions étrangères à la sienne. Plus précisément les traditions de l'Orient et de l'Extrême-Orient et des pratiques le plus souvent qualifiées d'irrationnelles. Il faut voir dans cet intérêt croissant pour l'Orient et ses pratiques méditatives un fait ![6]
Il faut que le courant mystique irrigue l'Eglise de l'intérieur, parce que si les jeunes se tournent vers l'Asie et vers les sectes, c'est parce qu'ils ne trouvent pas dans l'Eglise de réponse à leurs aspirations.[7]
La nébuleuse mystique-ésotérique est un (petit) sous-ensemble d'une vaste subculture où l'on trouve aussi bien toutes les médecines " douces ", " parallèles " et le thérapies psychologiques " humanistes ", " transpersonnelle ", que la voyance, l'astrologie, etc. Le développement de cette subculture est lié [à la perte d'emprise accélérée des grandes institutions religieuses, et au statut actuel de la science et de la technologie]. Les deux autorités majeures en matière de contrôle des croyances, la science et les grandes institutions religieuses [...] n'arrivent plus à imposer leur ligne de partage entre les croyances légitimes (orthodoxes) et les croyances illégitimes (ou hétérodoxes).[8]
Un nouveau type de science se profile pour justifier une nouvelle
spiritualité. Champion observe :
... la croyance en diverses réalités " non-ordinaires " et la croyance en une nouvelle alliance de la science et de la religion, apparaissent de prime abord validées par le fait qu'à la tête de ce courant de croyance se rencontrent des scientifiques de très grand renom. J'en citerai ici seulement deux : David Böhm, auteur d'importants travaux en mécanique quantique, et Brian D Josephson, prix Nobel à 33 ans pour sa découverte de la supraconductivité. [9]
En ayant perdu son grand rêve unificateur, la science actuelle est devenue plus perméable à ce qui lui est extérieur [...] la science commence à retrouver les espaces de la tradition et du mythe ; elle ne les exclut plus ; elle les constitue parfois en lieu d'un " inter critique " [...][10].
Il y a une dizaine d'année j'avais le sentiment que les choses pouvaient bouger plus vite. A long terme, peut-être d'ici un à quelques siècles, je suis persuadé que la science va muter, devenir radicalement autre, car tout laisse à penser dès maintenant qu'elle va toucher à ses limites matérielles et conceptuelles.[11]
Seulement voilà, après Einstein sont venus d'autres génies, qui minèrent la vision "classique". En inventant la Mécanique quantique, Niels Bohr et l'école de Copenhague scièrent à la base toute la science, de Descartes à Einstein. Depuis, 1927, le statut du réel a fondu dans un brouillard vertigineux.[12]
" [...] il n'y a plus, selon les données actuelles sur lesquelles on peut s'appuyer, une objectivité totale ; et cela est lié à la faillite du scientisme. "[13]Cette faillite lui permet d'affirmer :
Dans les composantes de la compréhension, qui dépassent de loin le savoir, où l'être intérieur est impliqué, je crois que l'Extrême-Orient a énormément de choses à nous apprendre, et que dans l'avenir, la redécouverte de ces cultures anciennes va jouer un très grand rôle. [...] Mais là aussi, tout est question de dimension verticale. Ce qui me semble manquer actuellement dans tous les débats sur ces changements technologiques qui vont changer la face du monde, c'est l'existence, encore, de cette dimension. C'est un choix de civilisation.[14]
Depuis les années 30, beaucoup de chercheurs ont mentionné de grandes convergences spiritualo-scientifiques, notamment entre la nouvelle physique théorique et les grandes philosophies d'Extrême-Orient - Schrôdinger parlait des Védas dans les années 40, Fritjof Capra du Tao dans les années 80.[15]
Les croyances essentielles sont difficiles à cerner. Puisqu'il n'y a pas
de référentiel, presque tout est permis. C'est ce qui est
d'ailleurs reproché au croyants des NS:
L'adepte " mystique-ésotérique " tel que j'ai pu en dresser l'idéal type croit à diverses croyances incroyables comme les " régressions dans les vies antérieures ", les " sorties hors du corps physique ", les communications avec des " guides spirituels ", des " grands initiés ", des " maîtres de la hiérarchie spirituelle ", etc. Il faut croire aussi au pouvoir de guérison des cristaux, aux " voyages astraux " (notamment dans le passé), aux Tarots : en diverses pratiques de type magique même si chez lui les conditions psychologiques (de concentration, d'ouverture...) nécessaires à la réussite des pratiques l'emportent sur le respect des règles purement comportementales.[16]
La centralité donnée à l'expérience personnelle et le pragmatisme concourent également à faciliter la croyance en l'incroyable. Pour les adeptes mystiques-ésotériques, l'éprouvé personnel est considéré comme le seul critère de validation des croyances. De plus, la catégorie de l'utile prime sur celle de la vérité : qu'une croyance soit vraie ou fausse compte moins que ce qu'elle peut apparaître de bien-être, de bonheur personnel, d'aide dans les difficultés.[17]
... la quête du salut à travers la recherche d'un certain état de bien-être ici-bas ; la valorisation de l'expérience et de l'authenticité : il s'agit plus d'expérimenter personnellement que de croire (chacun doit trouver la voie qui lui correspond le mieux) [...] L'expérience s'y trouve valorisée : les individus sont moins invités à adhérer à un corps de doctrines qu'à expérimenter une forme de sagesse censée leur procurer du bien-être.[18]
Je crois aussi que toutes formes figées dogmatiques, qui remplacent l'expérience par les mots, sont le contraire du mystère qu'elles affirment. Je pourrais mettre à ce sujet le mot de trans-religion, ce qui est entre, au-travers et au-delà des différentes attitudes religieuses.[19]
[...] le bouddhisme, et en particulier le bouddhisme tibétain, nous propose une vision toujours révolutionnaire à ce jour, à savoir que la vie et la mort existent dans l'esprit et nulle part ailleurs. Mais ceci est tout simplement proposé. C'est la force et l'originalité de ces enseignements qui reposent essentiellement sur l'expérimentation individuelle. Ainsi, la vérité n'est pas imposée, mais bien au contraire elle peut être découverte par soi-même au fond de cette existence. Voilà la voie. Maintenant la question est simplement de s'y engager.[20]
|
|
Tout ce qui existe provient d'une seule source d'énergie divine. Tout ce
qui existe est Dieu ; Dieu est tout ce qui existe. De là l'idée
que l'homme est divin. La divinité n'est pas à rechercher dans
des textes, ou dans les cieux. Elle est à trouver en
nous-mêmes.
Puisque tout est Dieu, il n'existe qu'une réalité, difficile
à cerner, mais abordable de tout côté. Aucun chemin n'est
exclusif.
|
Les actes bons ou mauvais forment un passif ou un actif que l'on appelle le
karma(n). A la fin d'une vie, le karma détermine les punitions ou les
récompenses attribuées à chaque individu, pour ses
prochaines vies. Il se réincarnera immédiatement (pour les
Tibétains), après 49 jours (Druzes), selon un cycle de 144 ans
(Rosicruciens) ou de 1000 à 1400 ans (Théosophes). Mais l'homme
meurt et renaît plusieurs fois afin de se purifier et mûrir.
Cette pensée est de plus en plus à la mode. Les
témoignages en sa faveur se font nombreux :
"Ce qui me fait adhérer à l'idée de réincarnation, explique Laurent, 31 ans, responsable du marketing dans une société agro-alimentaire de l'Isère, c'est la notion de justice qui y est attachée. Nous nous réincarnons en fonction de nos existences antérieures. Si nous avons commis beaucoup d'actes négatifs, nous nous réincarnerons nécessairement dans une condition difficile. A l'inverse, si nous faisons le bien, nous aurons une existence future prospère et heureuse. Sans adhérer à aucune religion, je suis croyant, et c'est la seule explication rationnelle que je vois pour expliquer les inégalités fondamentales qui existent dès la naissance entre les hommes."[21]
|
La réalité est diffuse, difficilement saisissable. La vie a pour
objectif de réaliser un éveil intérieur qui conduira
à l'illumination. De nombreuses techniques sont proposées, de la
drogue à la méditation transcendantale, en passant par le yoga ou
les cercles de discussions ésotériques. Basarab Nicolescu de
nouveau :
Le mental crée des problèmes, des énigmes, de la complexité, comme une distance entre l'homme et la nature, l'homme et la réalité. Le mental remplace sans cesse des énigmes par d'autres énigmes, et l'on peut imaginer ce processus continuant jusqu'à la fin des temps. Mais à un autre niveau, celui de l'expérience intérieure, s'il y a rencontre de soi-même avec soi-même, il n'y a plus d'énigme ; il y a tout simplement la lumière éblouissante, inoubliable, de l'Evidence absolue.[22]
Les éveils de kundalini " sauvages " ou " accidentels " sont bien connus. Ils surviennent de façon telle que la compréhension ne suit pas toujours et que les plus grands désordres psychiques peuvent s'ensuivre. Mais c'est vrai que celui qui a eu les yeux ouverts, ne serait-ce qu'une fois, ne peut plus jamais oublier. Il sait ce que le commun des hommes ne sait pas. Et il est prêt à faire face au monde entier pour le défendre.[23]
|
|
Le corps reçoit une attention dévouée, notamment par le
biais des médecines douces. Celles-ci sont une vitrine alléchante
pour la pensée des NS. Je ne veux pas dire que ces médecines
soient nécessairement mauvaises. J'observe seulement que bon
nombre d'entre elles font l'apologie des NS, et y conduisent parfois.
Comme le remarque Willaime :
On passe insensiblement [...] de la cure des corps à la cure des âmes et inversement. C'est pourquoi l'on peut hésiter à parler de religieux à propos de certains de ces mouvements.[24]
Ils oeuvrent avec intensité pour rapprocher les religions humaines. Ils
organisent des congrès oecuméniques pour tenter de définir
les points communs et de construire une plate-forme commune à toute
religion. Ils croient à l'évolution de toutes les
spiritualités vers cette plate-forme commune.
L'Eglise a à apprendre des bouddhistes et des hindouistes, du Confucianisme et du Taoïsme, et de l'Islam et du Judaïsme. Elle a à apprendre.[25]
La religion universelle peut se visualiser comme une montagne, parcourue par de nombreux sadhanas (voies spirituelles) qui mènent au sommet. Certaines sont plus difficiles que d'autres. Il n'y a pas de chemin parfait. Tous les chemins mènent au sommet. Ils anticipent qu'une nouvelle religion contenant des éléments de toutes les fois actuelles évoluera et sera généralement acceptée dans le monde entier.
L'attitude trans-religieuse est tout autre chose : elle laisse la liberté pour chacun de choisir sa voie, sa religion, son identité. Il s'agit de reconnaître qu'il y a un point de convergence à jamais intangible par les mots, mais un point de convergence quand même, et tangible par une expérience intérieure.[26]
Les intellectuels poussent les dirigeants politiques à créer un
gouvernement mondial. Cette période, cet Age Nouveau, est parfois
appelé Nouvel Ordre Mondial, ou encore l'Ere du Verseau. Un sociologue
américain, mort en 1990, déclarait :
La destinée de l'humanité, après sa période préparatoire de longue haleine de séparation en séparation, va enfin devenir unifiée... Cette unité est sur le point d'être politiquement réalisée dans un gouvernement mondial qui unira nations et régions d'une manière qui dépasse leur capacité individuelle.[27]
On peut schématiser en répartissant les adeptes en trois catégories, et adapter l'approche en conséquence.
C'est
un homme dont la foi aux NS se fonde non sur un dogme ou une doctrine lue dans
les livres, mais sur un vécu profond qui a bouleversé sa vie.
Cette initiation pourra être une `Expérience de Mort Imminente'
(l'individu est laissé pour mort, se voit visiter l'au-delà, et
reçoit divers enseignements[28]), une
sortie du corps lors d'une méditation transcendantale, ou sous l'effet
de drogue, un rencontre avec des esprits ou des anges. La liste n'est pas
exhaustive.
Il est stérile d'argumenter sur le terrain de la
réalité de l'expérience. Plus intéressant
est celui de la source de l'expérience. Toutes les
expériences ont-elles la même valeur ? Certains peuvent-elles
être manipulées par des éléments spirituels
négatifs ? Comment distinguer entre des influences spirituelles
positives et des influences spirituelles négatives ?
Il
a tout lu sur la question -- ou presque ! Il campe au pied des rayons
ésotériques des librairies, et est prêt à traverser
la France pour entendre une célébrité du milieu s'exprimer
sur la spiritualité orientale. Il n'a rien vécu de fort, mais
pressent qu'il y a là réponse au sentiment de désordre
qu'il connaît dans son cur.
C'est le terrain le plus propice à l'annonce de l'Evangile, car cet
homme est en recherche. Pour peu qu'il trouve un chrétien respectueux
(la perception du moindre orgueil disqualifiera le messager), il sera
prêt à dialoguer. L'un des points les importants est la question
du péché. Or la compensation du mal selon le karma est injuste et
déresponsabilisant : le mal actuel sera toujours justifié par
celui d'hier -- et donc inévitable. D'autre part, on ne saurait aider
ceux qui souffrent -- ils doivent payer. Enfin, comment oser croire que
le bien paierait le mal ? Faire le bien, c'est normal, pas
méritoire !
C'est un homme qui croit ce que la mode enseigne ! Il n'a ni vécu un événement fort, ni réfléchi à la question. La réincarnation ? Ca l'arrange ! Mais il ne faut pas aller plus loin. On retombe sur des pistes classiques de l'annonce de l'Evangile.
L'amour. Ce que les chrétiens vivent (parfois), peu de gens le
connaissent. S'aimer entre chrétiens, aimer ceux qui affirment des
choses si aberrantes, est un devoir. Une nécessité. Lorsque
j'étais attaché aux NS, je trouvais les conceptions de mon ami
protestant tellement obsolètes. Mais son écoute, l'amour de ses
amis, ont eu raison de mes préjugés.
Le péché. Il faut oser à nouveau parler clairement que le
bien et le mal sont réels et distincts. La lecture des 10 commandements,
ou de Matthieu 5 sont des tuteurs utiles pour prendre conscience du
sérieux et de l'étendue du mal.
L'Evangile. La grâce du Christ est un " scandale ", une
occasion de chute, pour les adeptes des NS. Leur système favorise
l'orgueil (puisqu'on parvient par soi-même aux hautes sphères
spirituelles). L'Evangile exige l'humilité. Des versets tels que
Héb. 9.27 ou Jean 14.6 peuvent " dynamiter " les curs
endurcis pour les conduire à l'amour de Dieu. Proclamer l'Evangile,
même si on ne peut le démontrer, c'est largement suffisant pour
que la semence croisse sous l'influence du Saint Esprit.
" Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce,
assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment vous devez
répondre à chacun " (Col. 4.6)
Florent Varak & Patrick Luthert.
[1] Jean-Paul Willaime, Sociologie des
religions, " Coll. Que Sais-je? " Paris : PUF, 1995, p. 58.
[2] in Willaime, Op. Cit., p. 58 ;
voir également F. Champion, " Croire en l'incroyable : les
nouvelles religiosités mystiques-ésotériques ",
Les nouvelles manières de croire, Paris : Editions de l'atelier,
1996, p. 73.
[3] Malédiction pour les Hindous, la
réincarnation est au contraire une bénédiction chez les
Occidentaux !
[4] Emmanuel-Yves Monin, " du paganisme au
néo-paganisme européen ", L'originel, avril 96, p. 19
[5] L'Express, N° 2378 (du 30
janvier au 5 février 1997), p. 30ss.
[6] Jacques Castermane " Perspectives
spirituelles ", Terre du Ciel, n°23, avril-mai 94, p. 6.
[7] Henri Boulad, S.J., " Espoir et soucis
de l'Eglise de demain " Terre du Ciel n°27, déc 94-janv
95, p.43.
[8] Françoise Champion, " Croire en
l'incroyable : les nouvelles religiosités
mystiques-ésotériques ", Les nouvelles manières de
croire, Paris : Editions de l'atelier, 1996, p. 81-82.
[9] Ibid. p. 78.
[10] Georges Balandier, Le désordre :
éloge du mouvement, Paris : Fayard, 1988, in Champion, Op.
Cit. p. 79.
[11] J.M. Lévy-Leblond, " La
science et ses doubles ", Autrement, 1986, in Champion,
Op. Cit. p. 79.
[12] Patrice Van Eersel, " Nouvelle
science, nouvelle spiritualité ", Nouvelles Clés,
Fév-Mar. 94, p. 24.
[13] Basarab Nicolescu, " Un
scientifique nous parle de spiritualité ", Terre du Ciel,
oct.-nov. 95, p. 40.
[14] Ibid., p. 42.
[15] Patrice Van Eersel, Op. Cit., p.
25.
[16] Champion, Op. Cit., p. 73-74.
[17] Ibid., p. 84.
[18] Willaime, Op. Cit., p. 62.
[19] Nicolescu, Op. Cit., p. 40.
[20] Gérard Riba, " Jouer avec
l'esprit ", Terre du Ciel, avr.-mai, 96, p. 37.
[21] L'Express, Op. Cit. p.
30.
[22] Nicolescu, Op. Cit., p. 41-42.
[23] Alain Chevillat, " Carnet de
Route ", Terre du Ciel, oct-nov. 95, p. 11.
[24] Willaime, Op. Cit., p. 63.
[25] Boulad, Op. Cit., p. 46.
[26] Nicolescu, Op. Cit., p.41.
[27] Lewis Mumford, Transformations,
1956, p. 142.
[28] Voir F. Varak, La
réincarnation, Villeurbanne : Editions CLE, 1994, pour une
évaluation de ces phénomènes.