
13 - Je suis seule(e)... Vivre en famille monoparentale
I. Introduction
Dans les Évangiles, nous lisons que Jésus avait
un père terrestre, Joseph, dont la présence n'est pas mentionnée
après la petite adolescence. Ce silence ne prouve rien,
mais beaucoup supposent que Joseph est décédé
alors que ses enfants étaient encore jeunes. Malgré
cela, ses enfants sont devenus des gens extraordinaires : sans
parler de Jésus, Jude et Jacques ont écrits des
parties du Nouveau Testament.
- Une situation fréquente
- D'ici l'an 2000, 28 % des ménages de ce pays seront
composés d'un seul parent.
- Cette situation a longtemps été considérée
comme honteuse : parler d'une mère seule impliquait beaucoup
de sous-entendus.
- Cette situation peut être due à plusieurs causes :
- le décès d'un père ou d'une mère,
- le divorce,
- l'absence fréquente d'un père ou d'une mère,
ce qui est presque l'équivalent d'une famille monoparentale.
- Comment vivre cette situation
Lisons une histoire qui se trouve en Genèse 21.
Cette famille est celle d'Abraham (dont le nom est Abram avant que Dieu ne le change en Abraham). Mais d'abord, commençons
par examiner son contexte :
- :
- Dieu promet à Abram une grande récompense, un
grand héritage.
- Alors, Abram se dit : mais à quoi cela peut-il servir
puisque je n'ai pas d'héritier, ma femme Saraï ne
pouvant pas enfanter ?
- Au verset 4, Dieu lui promet un héritier "issu
de ses entrailles", alors qu'Abram avait presque (90) ans,
et sa femme presque (80) ans.
- :
- Le temps passe, et Dieu n'accomplit toujours pas sa promesse.
Abraham arrive à presque 80 ans, et Saraï à
presque 70, et Saraï se dit : "Peut-être faut-il
que l'on accomplisse cette promesse".
- Ils avaient une servante, et Saraï donne un mauvais conseil
à son mari : elle lui demande de coucher avec cette servante
pour obtenir d'elle la descendance que Dieu a promise. Abram suit
ce conseil et va auprès d'Agar qui devint enceinte, mais
aussi orgueilleuse. Elle accouche d'un enfant qui concurrencera l'enfant de la promesse : Isaac.
- :
- La promesse est accomplie : A 100 ans, Abraham donne
à Saraï qui a 90 ans un fils, et Saraï se dit
"je vais être la risée de tout le monde !".
Ce fils est appelé Isaac, ce nom signifiant "il rit".
- Et là, éclate un conflit : excédée,
Saraï la renvoie.
- Agar part seule au désert, accompagnée de son enfant.
- Dieu intervient une première fois en disant : "reviens
auprès de Saraï, j'ai un plan pour toi". Alors,
elle nomme l'endroit où Dieu lui a parlé "le
puits du vivant qui me vois".
- Remarquons que quelque soit la profondeur de la détresse,
Dieu voit. Agar qui se sépare une première fois
du foyer n'est pas abandonnée de Dieu ; lorsque Dieu vient
vers elle, elle reconnaît que celui qui voit a vu !
- Genèse 21.8-21
"8 L'enfant grandit, et fut sevré ; Abraham fit un grand
festin le jour où Isaac fut sevré.
9 Sara vit rire le fils que l'Égyptienne Agar avait
donné à Abraham ;
10 et Saraï dit à Abraham : Chasse cette servante
et son fils, car le fils de cette servante n'héritera pas
avec mon fils Isaac.
11 Cette parole déplut fort aux yeux d'Abraham, à
cause de son fils.
12 Mais Dieu dit à Abraham : N'est pas de déplaisir
à cause du garçon et de ta servante. Accorde à
Sara tout ce qu'elle te demandera ; car par Isaac que tu aura
une descendance qui porte ton nom.
13 Je ferai aussi une nation du fils de ta servante ; car il
est ta descendance.
14 Abraham se leva de bon matin ; il prit du pain et une outre
d'eau, qu'il donna à Agar et plaça sur son épaule
; il lui remit aussi l'enfant, et la renvoya. Elle s'en alla,
et s'égara dans le désert de Beer-Schéba.
15 Quand l'eau de l'outre fut épuisée, elle laissa
l'enfant sous un des arbrisseaux,
16 pour aller s'asseoir vis-à-vis, à une portée
d'arc ; car elle disait : Que je ne voie pas mourir l'enfant !
Elle s'assit donc vis-à-vis de lui, et se mit à
sangloter.
17 Dieu entendit la voix du garçon ; et l'ange de Dieu
appela Agar du haut du ciel, et lui dit : Qu'as-tu, Agar ? Sois
sans crainte, car Dieu a entendu la voix du garçon là
où il est.
18 Lève-toi, prends le garçon,
saisis-le par la main ; car je ferai de lui une grande nation.
19 Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d'eau
; elle alla remplir l'outre d'eau, et fit boire le garçon.
20 Dieu fut avec ce garçon qui grandit, habita dans
le désert, et devint tireur à l'arc.
21 Il habita dans le désert de Paran, et sa mère
lui procura pour femme une Égyptienne."
II. Un monde brisé (21.8-11)
- On constate que le monde d'Agar était brisé,
comme dans beaucoup de situations de la vie aujourd'hui. Cette
situation aurait pu être évitée s'il y avait
eu plus de pitié, plus de confiance en Dieu de la part
d'Abraham.
- Nous voyons dans cette histoire que les familles monoparentales
sont souvent issues d'un contexte d'erreur , ou de péché. Ceci est vrai même en cas de décès d'un des parents,
car la mort n'est pas quelque chose de naturel. La Bible dit que
: "le salaire du péché,
c'est la mort" - Romains 6.23. Cela ne signifie
pas qu'une personne qui meurt paie directement son propre péché,
mais que le monde entier est soumis à la loi du péché
qui conduit inexorablement à la mort, et donc à de telles souffrances.
- Lorsque ce n'est pas un jugement général, cela
peut parfois être une situation liée au péché : l'égoïsme :
- quand un homme refuse de prendre sa responsabilité
vis à vis de sa famille et sort du foyer.
- quand une mère décide de ne plus s'occuper de
son foyer et part avec ou sans ses enfants en laissant son mari
seul.
- Mais Dieu est remplie de grâce.
L'égoïsme de Saraï a été récupéré
par Dieu pour amener une bénédiction.
- Mieux vaut construire sur quelque chose qui ne se brisera
jamais : Jésus-Christ. Si nous vivons une relation en Jésus-Christ,
Il est capable d'épanouir nos curs, et même si
le décès ou le divorce arrive, nous savons que Lui
ne nous abandonnera pas,qu'Il est capable de nous soutenir et de
donner une profondeur à notre vie.
- Bâtir sagement, c'est bien sûr ne pas bâtir
sur le péché. Abraham n'aurait pas dû écouter
Saraï, il aurait du avoir confiance en Dieu. Alors prenons
garde à la manière dont nous bâtissons, car
parfois nos erreurs ont des conséquences qui
dureront toute la vie.
III. Un Dieu constructeur (Genèse 21.12-21)
A partir du verset 12, nous voyons combien Dieu souhaite récupérer
une situation de péché pour y amener une bénédiction.
Dieu est le seul capable d'utiliser les "ordures"
du monde pour en faire des trésors, d'utiliser nos erreurs
pour en tirer des bénédictions.
- Agar (21.12-19)
- Agar est seule, veuve, et Ismaël devient presqu'un orphelin,
il est un jeune homme sans père. La Parole de Dieu donne
beaucoup de place à la veuve et à l'orphelin.
- Nous lisons dans la loi :
- "Car l'Éternel, votre Dieu, est le Dieu des dieux,
le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, fort et redoutable,
qui ne fait pas de considération de personne et qui ne
reçoit pas de présent, qui fait droit à l'orphelin
et à la veuve, qui aime l'immigrant et lui donne nourriture
et vêtements."
Deutéronome 10.17-18
- "Lorsque tu auras achevé de lever toute la
dîme de tes revenus, la troisième année, l'année
de la dîme, tu la donneras au Lévite, à l'étranger,
à l'orphelin et à la veuve."
Deutéronome 26.12.
- Dieu promet qu'Il sera un père pour les orphelins dans
les , et . Dieu est capable de compléter
les absences d'un père ou d'une mère.
- Êtes-vous parent seul ? Connaissez-vous des parents
seuls qui sont dans le désespoir ? Avez-vous un sentiment
d'isolement, l'impression qu'il n'y a plus rien à faire
? C'est exactement ce qu'Agar ressentait : elle était seule,
désespérée, son enfant était en train
de mourir de soif. Ne voulant pas voir le décès
de son fils, elle s'en va pensant qu'il n'y avait plus rien à
faire.
- Pourtant, le "Dieu-qui-voit" exhorte cette jeune femme au verset
18 :
- "Lève-toi, prends le garçon, saisis-le par
la main ..."
- Il y a un moment où il faut pleurer pour ce que
l'on a perdu.
- Mais il y a un autre moment où il faut choisir de se
lever, de regagner la réalité de la vie et de trouver
des solutions.
- Voici quelques éléments utiles pour des familles
qui se trouvent dans cette situation :
- Pour le papa et la maman :
- Veillez à l'amertume, car elle ronge les os et ne donne
aucune solution.
- On peut vivre des années dans l'amertume et connaître la même
tristesse. Il faut la rompre par le pardon que l'on offre à celui ou celle qui nous a offensé. Il faut accepter que
Dieu a un plan qui dépasse notre compréhension.
- Agar n'avait aucun moyen de savoir que Dieu allait la bénir,
et dans ce moment-là, elle était effondrée.
Pourtant, elle pouvait placer sa confiance en Dieu en disant "je
ne comprends pas, mais je veux te faire confiance", et Dieu
est intervenu.
- De plus, l'amertume se communique aux
enfants,et les marquera toute leur vie.
- Veillez aux remords, car eux non plus n'arrangent rien. Là
encore, il faut demander pardon pour ses propres fautes, accepter
de pardonner pour les fautes que l'on a subies, et avancer car
revenir en arrière est impossible.
- Un autre danger est la crainte de discipliner : les enfants
ont tellement soufferts que l'on ne veut plus les éduquer,
on veut avoir un enfant pour le plaisir et plus pour l'éducation. Pourtant, un parent seul a les mêmes devoirs qu'un autre !
- Jim Elliot, missionnaire en Équateur, a été
accueilli par les flèches des Indiens et il en est
mort. La première réaction de sa femme qui avait
des enfants a été de dire "Seigneur, donne-moi
la force d'être père et mère à la fois".
Dieu peut donner cette force, à la fois dans la discipline
et la tendresse.(cf. c'est quoi un père,
c'est quoi une mère).
- Pour les enfants
- Il est nécessaire de développer la communication,
car un enfant développe vite une fausse culpabilité,
il se sent responsable de ce qui s'est passé. Il a besoin
d'être sécurisé, plus particulièrement
dans ce domaine là.
- Il peut également vivre un sentiment de rejet, peut-être
même a-t-il entendu dire qu'il était un enfant illégitime.
- La Bible dit qu'il n'y a pas d'enfant illégitime, le Psaume
139 nous montre que notre Dieu a voulu chaque naissance. Chaque enfant a fait l'objet d'une pensée éternelle de Dieu.
- "1 Éternel ! tu me sondes et tu me connais,
2 tu sais quand je m'assieds et quand je me lève, tu comprends
de loin ma pensée ; 3 tu sais quand je marche et quand
je me couche" "13 C'est toi qui as formé
mes reins, qui m'as tenu caché dans le sein de ma mère.14
Je te célèbre car je suis une créature merveilleuse."
- L'enfant (21.20-21)
"Dieu fut avec ce garçon qui grandit, habita dans
le désert, et devint tireur à l'arc. Il habita
dans le désert de Paran, et sa mère lui procura
pour femme une Égyptienne."
- Dieu a su bénir et garder l'enfant d'Agar.
- Le reste des Écritures nous apprend qu'il devint le
père de douze princes. Dieu a su prendre soin et écouter
les prières de cette femme.
- Même dans le cas de famille monoparentale, Dieu est
capable de soutenir et de faire d'un enfant abandonné par
un père ou par une mère une personne pleinement
épanouie.
IV. Conclusion
Dieu a pris soin d'une famille mono-parentale. Nous pouvons tirer d'autres leçons de cette histoire.
Paul fait un parallèle dans le livre aux Galates en .
- Dieu a promis une descendance à Abraham, et Abraham
a voulu l'accomplir de lui-même et cela s'est mal terminé. Il aurait dû attendre un miracle de Dieu, quelque
chose de gratuit, d'inimaginable, et qui s'est produit !
- Paul fait le parallèle avec la foi en Jésus-Christ.
Dieu promet la vie éternelle. Nous allons mourir et Dieu
souhaite que nous vivions avec Lui. Comment faire pour avoir
une relation personnelle avec Lui ?
- Beaucoup de nos contemporains font des efforts pour cela, à
l'image d'Abraham, en essayant d'aller à l'église
tous les dimanches ou en ayant une bonne moralité. Mais
tous ces efforts sont vains et inutiles. Pourquoi ?
- Jésus-Christ est venu pour régler le problème
du péché et de la condamnation, Il est venu mourir
à notre place, et le salut qu'Il nous donne est gratuit.
Vous pouvez dès aujourd'hui savoir où vous irez
après votre mort, non pas parce que vous auriez fait des
oeuvres bonnes, mais parce Christ est mort sur la croix pour payer
nos fautes.
- Dieu le Père a condamné son propre Fils plutôt
que de nous condamner. La condamnation de Christ nous libère
de nos fautes.
- L'acceptez-vous personnellement ?
- Si vous vous sentez coupables de vos fautes, Dieu vous invite
à venir près de lui humblement et à lui demander
pardon. Dieu est capable d'accomplir sa promesse de vie éternelle
par la foi, tout simplement.

Pour votre réflexion ...
- Vous trouvez-vous dans la même situation qu'Abraham
: vous avez lu une promesse dans la Bible, et vous vous dites
"jusqu'à quand devrais-je attendre ?" ?
- Croyez-vous que Dieu peut remplacer un père ou une
mère absente ?
- Gardez-vous de l'amertume, du remords au fond de vous-même
pour ce qui vous a conduit à cette situation ?
- Communiquez-vous suffisamment avec vos enfants pour éviter
une culpabilité ou un sentiment de rejet de leur part ?
- Dans votre relation avec Dieu, tentez-vous d'obtenir la vie
éternelle par vos propres efforts ou préférez-vous
mettre votre confiance en Christ ?