des hommes et des femmes face à face

11 - C'est quoi une mère ? Gloire et devoirs d'une mère

I. Introduction

  1. Qu'est-ce qu'une mère ?
    1. Savez-vous quel est le mot prononcé par les soldats blessés au combat, celui qui évoque le plus la tendresse, qui est le plus prononcé par les enfants ? C'est "maman" !

    2. Un écrivain préparait la biographie de Churchill. L'écrivain lui relut la liste des personnes qui avaient le plus influencé la vie de ce grand homme. Après avoir terminé, Churchill lui dit : "Vous avez oublié la personne la plus importante... ma mère !"

    3. Une mère peut avoir un impact extraordinaire autour d'elle. Prenons l'exemple de la mère et de la grand-mère de Timothée :

      1. "Je garde le souvenir de la foi sans hypocrisie qui est en toi, et qui habita d'abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j'en suis persuadé, habite aussi en toi."
        2 Timothée 1.5

      2. "dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ."
        2 Timothée 3.15

    4. Une mère est un être qui ne laissera personne indifférent. Une mère marquera en bien ou en mal (ou un peu des deux) ses enfants d'une manière indélébile.

    5. Qu'est-ce qu'une mère idéale ?

      1. une femme tendre ?
      2. une femme d'affaires ?
      3. une femme dirigeante ?
      4. une bonne cuisinière ?

    6. Immédiatement on se rend compte de l'influence de la culture ambiante. Notre culture valorise, entre autres caractéristiques, "la mère au travail". Mais il existe de la part des hommes une contradiction qui témoigne de leur égoïsme.

      1. Dans un sondage de Madame Figaro, la femme idéale est :
        une mère attentive (38%).
        une amoureuse (32%).

      2. Mais à la question "souhaitez-vous qu'elle travaille ?" les hommes répondent :
        Oui à 45%.
        Non à 37%.

    7. Les hommes veulent donc que les mères soient à la fois attentives aux besoins de leurs enfants, et au travail !

    8. L'apôtre Paul compare son ministère à celui d'une mère ! Par la comparaison qu'il fait, nous pouvons tirer des principes des attentes que l'apôtre place sur les mères.

  2. 1 Thessaloniciens 2.7b-10
  3. "7 Mais nous avons été pleins de douceur au milieu de vous, comme une mère prend soin de ses enfants, 8 nous aurions voulu, dans notre tendresse pour vous, vous donner non seulement l'Évangile de Dieu, mais encore nos propres vies, tant vous nous étiez devenus chers. 9 Vous vous rappelez, frères, notre travail et notre peine : nuit et jour à l'œuvre, pour n'être à charge à aucun de vous, nous vous avons prêché l'Évangile de Dieu. 10 Vous êtes témoins, et Dieu aussi, que nous nous sommes comportés d'une manière sainte, juste et irréprochable envers vous qui croyez."

    Le verset 11 établit une transition :

    "Vous savez aussi que nous avons été pour chacun de vous ce qu'un père est pour ses enfants"

    La comparaison est légitime. Au verset 7, il est question d'une mère nourricière, et au verset 11, Paul passe au père.

II. Une femme bienveillante

"Mais nous avons été pleins de douceur au milieu de vous. Comme une mère prend soin de ses enfants, nous aurions voulu dans notre tendresse pour vous ..."

Voyons trois aspects de la bienveillance maternelle :

  1. La douceur
    1. Ce terme n'est utilisé que deux fois dans le Nouveau Testament :

      1. Il évoque une disposition de l'être propre à exercer la gentillesse.
      2. Il dénote quelque chose de doux, de "sucré".
      3. Il implique la modération, et surtout le désir de voir le bien des siens plus que le bien d'elle même.

    2. Lisons l'autre passage biblique où ce terme est utilisé :

      "Or, il ne faut pas qu'un serviteur du Seigneur ait des querelles ; il doit, au contraire, être affable pour tous, propre à enseigner, doué de patience ;
      "
      2 Timothée 2.24

      1. Le résultat de cette bienveillance est la paix, la conciliation, l'absence de querelles.
      2. Une mère doit être la conciliatrice par excellence. Elle ne cherche pas la bagarre avec ses enfants. Elle saura faire la différence entre l'essentiel et l'accessoire.

  2. Le soin
    1. Le terme mère veut dire littéralement "celle qui nourrit".

      1. Il n'est pas ici question d'une nourrice.
      2. Il est question d'une mère qui nourrit ses propres enfants.

    2. Prendre soin signifie :

      1. chauffer, réchauffer.
        Cette image évoque la maman qui tendrement place son petit entre ses seins et le chauffe de son corps.
      2. nourrir, répondre aux besoins des enfants.

    3. Une mère garde précieusement le fruit de ses entrailles.

  3. La tendresse
  4. "nous aurions voulu dans notre tendresse pour vous..."

    1. Paul exprime un sentiment très fort, intense envers ses enfants spirituels, les Thessaloniciens, et de lui-même, il décrit l'intensité de l'émotion d'une mère.

    2. Une mère désire ses enfants, peut-être parfois un peu trop car il y a risque d'étouffement !

III. Une femme consacrée

"8 nous aurions voulu, dans notre tendresse pour vous, vous donner non seulement l'Évangile de Dieu, mais encore nos propres vies, tant vous nous étiez devenus chers. 9 Vous vous rappelez, frères, notre travail et notre peine : nuit et jour à l'œuvre, pour n'être à charge à aucun de vous, nous vous avons prêché l'Évangile de Dieu."

  1. Paul était prêt à donner sa vie pour ses enfants spirituels, à sacrifier son existence pour le bien des gens de l'Église.

  2. Cela devrait être le cas des mamans. Dieu souhaite la consécration d'une mère à ses responsabilités maternelles.

    1. Il est vrai que le veuvage et le divorce rendent parfois impossible la pleine consécration à ses enfants. Comptons sur la grâce que Dieu promet aux veuves et aux orphelins.

    2. Il est vrai aussi que des circonstances matérielles extrêmes peuvent empêcher la réalisation de ce désir de la Parole.

  3. Toutefois Dieu souhaite qu'une mère se consacre pleinement à sa tache de mère :

    1. Une mère doit gérer spécifiquement le foyer sous la responsabilité générale du père :
      "Je veux donc que les jeunes se marient, qu'elles aient des enfants, qu'elles dirigent leur maison, qu'elles ne donnent à l'adversaire aucune occasion de médire"
      1 Timothée 5.14

    2. Paul donne une liste de critère pour qu'une veuve soit qualifiée pour recevoir l'aide de l'Église :
      " qu'elle soit appliquée à toute bonne œuvre, ayant élevé des enfants, exercé l'hospitalité, lavé les pieds des saints, secouru les malheureux, pratiqué toute espèce de bonnes oeuvres"
      1 Timothée 5.10

    3. Les femmes plus âgées doivent être des exemples
      "afin d'apprendre aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants, à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leur mari, afin que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée."
      Tite 2.4-5

      La sphère d'occupation d'une mère est clairement stipulée : le foyer, la famille.

  4. Ces trois versets suggèrent tout naturellement que l'on se pose la question : une femme chrétienne doit-elle avoir un autre travail que celui de mère ?
    Cette question n'a pas pour but de juger une femme qui choisirait de se consacrer pleinement à son foyer, ou de ne pas le faire. Mais tentons d'y répondre en restant attachés à la Parole de Dieu.

  5. La réponse est oui et non, car tout dépend du contexte de la famille et du type de travail.

  6. Oui, nous trouvons des femmes au travail dans la Bible :

    "Elle réfléchît à un champ, et elle l'acquiert ; du fruit de son travail elle plante une vigne."
    Proverbes 31.16

    "Que ma femme tourne la meule pour un autre, et que d'autres la déshonorent"
    Job 31.10

    1. Cependant ces activités sont ponctuelles, et elles sont liées au bien-être de la maisonnée.
    2. Une activité professionnelle modérée ne semble pas incompatible lorsque les enfants ont plus de 6 ans-11 ans.

  7. D'un autre côté, le choix de la femme qui travaille n'est pas forcément le meilleur pour plusieurs raisons :

    1. parce que nos enfants seront élevés par des païens :

      1. Quelles valeurs va-t-on donner à nos enfants ? comment va-t-on traiter le mensonge, les gros mots, le vol, la colère ?
      2. L'éducation se fait en grande partie par l'exemple. Quels exemples va-t-on donner à nos enfants ?

    2. parce que personne n'aimera votre enfant plus que vous.

      1. Le psychologue genevois, Jean Piaget, affirme que :
        "des substituts maternels n'ont aucune conséquence dans les premiers six mois de la vie. Mais sur le plan social, la mère est spécifiquement nécessaire à partir du septième mois. Le nourrisson aura besoin de sa propre mère pour son sens de la sécurité et son sens social, ou bien l'on constatera un dommage émotionnel et intellectuel (de degré divers)"
      2. Nos enfants sont pécheurs. Il n'y a que des parents, qu'une mère, pour pouvoir aimer un enfant comme il se doit. Les autres ne feront que supporter.
      3. Pour son développement mental, son sens de l'assurance, sa confiance, il doit se savoir aimé, protégé.

    3. parce que l'expérience montre que la structure émotionnelle et intellectuelle d'un enfant est largement établie à six ans.

      1. Les Jésuites avaient coutume de dire :" donnez nous un enfant jusqu'à 7 ans, et nous l'aurons gagné !"
      2. La grâce de Dieu est suffisante pour contrer les choses, mais cela implique des difficultés supplémentaires.
      3. Un journal médical écrit : "L'homme qui atteint l'âge adulte avec le sentiment que la vie a été douce pour lui, voudra rendre de cette douceur à la vie". L'auteur de l'article ajoute "Je recommande très fortement ceux qui parmi vous sont des mères au travail de quitter votre emploi, surtout si vos enfants sont toujours en bas âge. N'ayez pas peur de priver vos enfants de biens matériels si vous pouvez vous donner vous-mêmes à eux à la place."

    4. parce que l'éducation de la foi, c'est bien plus que l'école du dimanche.

      1. L'après école est le moment favori d'échange entre une mère et ses enfants. Il y a le stress, et les luttes de la journées, les blessures, les questions, les contre-valeurs à communiquer.
      2. Dans Francoscopie un sondage montre que :
        "Lorsque les enfants ont un grave problème, 34% préfèrent d'abord en parler à leur mère, 34% à un(e) ami(e)". Préférez-vous que leurs amis donnent les réponses à leurs questions ?

    5. parce que c'est perdre l'occasion d'influencer nos enfants et leurs amis.

      1. Les échanges entre mères à l'école sont nombreux. C'est une opportunité tout à fait unique pour leur parler de Christ !
      2. Avoir un goûter et lire une histoire biblique avec l'accord des parents, c'est facile, et cela peut sauver des vies.

    6. parce qu'on ne peut pas tout faire :

      1. Le travail de mère est le plus ingrat qu'il soit. Il est exigent en temps, en persévérance, surtout au début.
      2. L'énergie, l'attention consacrées au travail ne seront pas consacrées aux enfants.

  8. Il est certain que cela implique le sacrifice d'une carrière. Le mi-temps, lorsque les enfants sont à l'école, semble acceptable, surtout dans la mesure où l'un des parents est présent au retour de l'école.

  9. Mais il est important de souligner qu'une mère qui resterait au foyer par contrainte (contrainte par son mari, par ce message, par d'autres personnes) aurait beaucoup de peine à se consacrer pleinement à son foyer !

  10. Judy Down Douglass, dans What can a mother do ? déclare :

    " Le sens le plus important à la fonction maternelle se trouve dans le fait que j'ai l'opportunité de bâtir un être humain ...J'aide ce petit bout de choux à grandir pour devenir une personne mûre, quelqu'un qui pourra faire face à la vie, et qui aura quelque chose à donner à son prochain. Ainsi je contribue de façon permanente au développement d'une vie, tout comme aux générations futures."

IV. Une femme d'exemple

"Vous êtes témoins, et Dieu aussi, que nous nous comportés d'une manière sainte, juste et irréprochable envers vous qui croyez."

  1. La mère est celle qui "donne le ton" à un foyer.

  2. Reprenons l'exemple de la mère et de la grand-mère de Timothée :

    "Je garde le souvenir de la foi sans hypocrisie qui est en toi, et qui habita d'abord dans ton aïeule Loïs et dans ta mère Eunice, et qui, j'en suis persuadé, habite aussi en toi."
    2 Timothée 10.5
    "dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ."
    2 Timothée 3.15

  3. La vie spirituelle de Eunice et Loïs étaient propres à susciter l'envie.

    1. Observez que le père n'est pas mentionné.
    2. Leur foi était sans hypocrisie. Elle était limpide, transparente.

V. Conclusion

"Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère dans la foi, dans l'amour, dans la sanctification avec modestie."
1 Timothée 2.15.

  1. Cela ne signifie pas qu'il faut être mère pour être sauvée, car le salut s'obtient par la grâce ; il s'acquiert quand quelqu'un reconnaît être pécheur, et demande à Jésus-Christ de lui donner gratuitement ce salut, cette nouvelle naissance.
    Acceptez-vous cette grâce ?

  2. En fait, si l'on examine le contexte, on voit que Paul parle aux femmes (et ce verset est sa conclusion), et qu'avant cette section, Paul parle aux hommes. Le prétexte à sa discussion se trouve au chapitre 1, verset 18 :

    "La recommandation que je t'adresse, Timothée, mon enfant, selon les prophéties faites à ton sujet, c'est que, d'après elles, tu combattes le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l'ont abandonnée, et ont ainsi fait naufrage en ce qui concerne la foi. De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j'ai livrés à Satan, afin qu'ils apprennent à ne pas blasphémer."

  3. Pour éviter de "perdre la foi et une bonne conscience" :

    1. un homme doit veiller à maintenir une attitude humble et une vie de prière "sans colère, ni contestation".
    2. une femme doit veiller à persévérer dans sa fonction de mère. C'est une source de protection.

  4. Que vous soyez au foyer ou au travail, que Dieu vous aide à être :

    1. des femmes bienveillantes,
    2. des femmes consacrées,
    3. des femmes d'exemple.

Pour votre réflexion ...

  1. Quel impact avez-vous sur votre foyer ? Êtes-vous source de querelles ou de paix et de conciliation ?
  2. Votre foyer est-il ce qu'il y a de plus important pour vous ? En acceptez-vous la responsabilité ?
  3. Avez-vous confié l'éducation de vos enfants à des païens, ou passez-vous assez de temps avec eux pour entrer dans leurs confidences ?
  4. Quel exemple de vie spirituelle leur donnez-vous ? Votre foi suscite-t-elle l'envie ?
  5. Avez-vous demandé à Dieu qu'il fasse de vous une femme d'exemple, consacrée et bienveillante ?