
05 - Une femme, une vraie Les marques de la maturité féminine
I. Introduction
- Comment définir une femme ?
- Qu'est-ce qu'une femme idéale ?... Barbie, Marylin Monroe,Catherine Deneuve, Marie Curie ?
Quelle est celle qui donne un sens des valeurs, un modèle à imiter, celle avec qui l'on a
envie de partager sa vie ?
- Certains (surtout dans les années soixante)
ont cherché à abolir toute distinction entre hommes et femmes. Pourtant,
ils sont radicalement différents, dans
leurs corps, leurs façon de penser, etc. - et c'est une
source de richesse.
- D'autres sont diminuants à l'égard de la femme.
Pierre de Coubertin (rénovateur des jeux olympiques) a
dit : "Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante,
inesthétique et incorrecte."
Nous voyons dès lors le danger de dire que les hommes sont
différents des femmes : le danger de considérer
l'un supérieur à l'autre.
- L'importance d'une définition
- La Bible est glorieusement pour la féminité.
Elle attribue à la femme un rôle et une fonction au sein du couple comme au sein
de la société qui lui sont propres. La femme reçoit
de Dieu des directives de ce qu'Il avait dans la tête
lorsqu'Il a créé la femme.
- Il n'est donc pas question de définir des taches,
mais de dégager les principes de la féminité
dans les Écritures. Bien sûr, la manière dont
s'exprime cette différentiation va changer d'une culture
à l'autre.
- Cette définition devient une boussole de référence utile pour évaluer et orienter sa vie.
- 1 Pierre 3.1-6
Vous de même, femmes, soyez soumises chacune à
votre mari, afin que même si quelques-uns n'obéissent
pas à la parole, ils soient gagnés sans parole,
par la conduite de leur femme, 2 en voyant votre conduite pure et
respectueuse. 3 N'ayez pas pour parure ce qui est extérieur
: cheveux tressés, ornements d'or, manteaux élégants,
4 mais la parure cachée du cur, la parure personnelle
inaltérable d'un esprit doux et tranquille ; voilà
qui est d'un grand prix devant Dieu. 5 Ainsi se paraient autrefois
les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à
leur mari, 6 telle Sara qui obéissait à Abraham, et
l'appelait son seigneur. C'est d'elle que vous êtes devenues
les descendantes, si vous faites le bien, sans vous laisser troubler
par aucune crainte.
II. L'abandon (3.1-2)
- Le texte débute avec les propos les plus controversés
sur la relation mari-femme :
- Vous de même, femmes, soyez soumises chacune à
votre mari...
- Il ne s'agit pas d'une erreur de manuscrit, ni d'une conception
particulière de Pierre, car l'apôtre Paul exprime
la même chose dans plusieurs autres passages ( et , , etc.).
- En grec, le terme est hupotasso :
- C'est un terme très fort puisqu'il évoque une notion militaire : se placer sous l'autorité
d'un plus gradé.
- l'utilise pour décrire comment les démons
étaient soumis aux 70 disciples à qui Jésus-Christ
avait donné autorité. Éphésiens 1.22
parle de la soumission de toute la création au Christ,
chef suprême de l'Église. Jacques 4.7 nous intime
cet ordre "soumettez-vous à Dieu...".
demande aux hommes de se soumettre aux autorités
gouvernementales.
- C'est donc un terme très fort qui mérite d'être
étudié avec attention.
Tout d'abord, regardons ce que la soumission ne veut pas dire :
- Conceptions erronées
- Différence de nature
Il ne s'agit aucunement d'une différence de nature, l'exemple
de Jésus-Christ est édifiant :
- Lui, le Fils de Dieu, s'est volontairement soumis à
ses parents.
- Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth,
et il leur était soumis. Sa mère gardait toutes
ces choses dans son cur
Luc 2.51.
- Lui, le Fils de Dieu, s'est volontairement soumis au Père.
- Et lorsque toutes choses lui auront été
soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui
qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous.
1 Corinthiens 15.28.
- Au sein de la Trinité, nous observons une complémentarité
exemplaire, qui ne connaît aucune division, aucun manque
d'harmonie. Trois personnes, de statut égal, de même
essence, chacune aussi digne que les deux autres, reconnaissant
des fonctions et des rôles différents.
- Si la femme doit se soumettre à son mari, ce n'est certainement
pas parce qu'elle serait inférieure aux hommes.
Du point de vue de la nature des hommes et des femmes, l'épître
aux Galates nous dit :
- "Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni
libre, il n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes
un en Jésus-Christ"
Galates 3.28.
- Domination de l'homme
Il est particulièrement intéressant d'examiner
la sagesse de Dieu :
- d'un côté, Il demande à la femme de se
soumettre,
- d'un autre, Il ne demande pas à l'homme de la diriger,
- mais d'aimer, de nourrir, de prendre
soin, de manifester de la considération, de la déférence,
d'honorer sa femme.
- L'obéissance aveugle
- La notion d'autorité vient de Dieu. Toute autorité
sur terre ou dans le ciel est une autorité déléguée.
- Si votre mari (votre gouvernement, etc.) vous demande de faire
quelque chose que la Bible décrit comme péché,
vous avez le devoir de vous soumettre à Dieu d'abord.
- La servitude
- La soumission biblique ne crée jamais de servitude,
d'effacement, de perte de personnalité.
- En fait, tous les exemples de couples dont on peut apprécier
les qualités dans la Bible sont remarquablement unis dans
leurs rapports mutuels.
- Divers
La soumission n'implique pas une différence de compétence ou d'intelligence,
ni une attitude de timidité et de crainte, ni un renoncement
à tout développement personnel, ni une absence d'influence
et même d'enseignement au sein d'un foyer.
- Conceptions exactes
- Une nécessité générale
- Vous de même...
-
- L'objectif principal de Pierre est
de développer un principe général de relations
sociales qui dépasse largement le cadre unique du foyer, il commence en
1 Pierre 2.11-12 par évoquer la bonne conduite à observer parmi les païens,
puis il parle de la soumission aux gouvernements, aux employeurs,
etc.
- En fait, le concept de la soumission touche tout le monde.
C'est une nécessité pour tout rassemblement d'hommes
et de femmes.
Dans ce contexte, la soumission de la femme n'est qu'un élément
parmi d'autres de cette soumission mutuelle.
- Une volonté du cur
soyez soumises...
- Le temps grammatical de "soyez soumises" est
un participe à sens impératif. Cela implique :
- que c'est une action constante et non ponctuelle,
- que c'est à la femme d'accepter ou de refuser
cette soumission.
- C'est une attitude que l'on développe à l'image
de Jésus-Christ. Il est venu au monde en serviteur
: la notion de soumission implique une notion de service volontaire.
- La seule chose que le mari peut imposer à la femme c'est
de l'aimer, mais ce que Dieu impose à la femme, c'est de
se soumettre.
- Peut-être le mot le plus approprié pour résumer
l'attitude générale de la femme c'est celui d'abandonnement
- pour le bien d'autrui.
- Nous avons un exemple formidable dans la personne de Marie
: elle reçoit de Dieu un appel qui pouvait lui coûter
la vie, car accepter d'être enceinte sans être mariée
pouvait entraîner la lapidation, et elle s'abandonne à
la volonté de Dieu.
- En Proverbes 31, nous voyons ce que peut être une femme
de valeur, quelqu'un qui fait du bien toute sa vie à son
entourage, elle est la pièce maîtresse du
foyer.
afin que...
- Le pouvoir féminin ne se manifeste pas par un discours,
encore moins par la violence. Le pouvoir féminin, c'est
l'influence par l'exemple :
- la conduite sans parole
L'exemple a un profond impact pour juger et enfin changer le cur
d'un homme : la mère de St Augustin vécut avec un
mari difficile ; elle fut un exemple si spectaculaire que Dieu eut pitié
de cet homme qui mourut dans la foi.
- l'attitude de pureté
La pureté (de langage, de pensée, etc.) d'une femme
est convoitée. Et comme la pureté devient denrée
rare, elle est d'autant plus magnifique et c'est une parure
capable de faire fléchir les plus durs.
- l'attitude de respect
Si un mari sent qu'une épouse respecte ses
choix, son engagement, ses efforts, ses sacrifices pour le Seigneur
comme pour sa famille, il sera plus attentif au conseil, à
l'enseignement de son épouse.
- Il existe une autre alternative. La Bible l'appelle "la
femme insensée" :
- "La femme sage bâtit sa maison, Et la femme insensée
la renverse de ses propres mains"
Proverbes 14.1.
"Une femme qui a de la grâce obtient la gloire"
Proverbes 11.16.
"Mieux vaut habiter dans une terre déserte, Qu'avec
une femme querelleuse et irritable"
Proverbes 21.19.
III. La piété (3.3-4)
- La poudre aux yeux
- "N'ayez pas pour parure..."
- Pierre se préoccupe ici d'une tendance de certaines
femmes à trouver leur identité dans le "paraître".
Il souhaite donc éviter le manque de substance dans la
valeur d'une femme. Une femme tire sa valeur de ses dispositions
intérieures.
- Soulignons que la Bible n'est pas contre les ornements qui
agrémentent l'allure :
- "Et le serviteur sortit des objets d'argent, des objets
d'or, et des vêtements, qu'il donna à Rébécca
; il fit aussi de riches présents à son frère
et à sa mère"
Genèse 24.53.
- Mais la Bible est plutôt contre ceux qui trouvent leur
valeur dans leurs bijoux :
- [La sagesse] "est plus précieuse que les perles,
Elle a plus de valeur que tous les objets de prix"
Proverbes 3.15.
- Les tresses dont il est question étaient constituées de pierres précieuses.
Ce n'est pas la beauté qui est à éviter, mais la dépense excessive pour la beauté.
Pierre recommande plutôt...
- La poudre au cur
- mais la parure cachée du cur
- La parure est cachée, elle se révèle à
ceux qui prennent le temps de la découvrir. L'homme qui
respecte la femme apprendra à discerner et chérir
comme un trésor ce qu'il a découvert. Seul un mariage
à vie permet de se découvrir mutuellement.
- ... parure personnelle inaltérable
- Peu de choses sont "inaltérables" dans la
Bible :
- Dieu est inaltérable (),
- la couronne de notre service en Christ est inaltérable
(),
- Pierre parle de notre héritage incorruptible (),
- et de la Parole de Dieu incorruptible ().
- Cette parure se compose d'un esprit doux et tranquille.
- Il ne s'agit certainement pas de mollesse, car Matthieu 5.5 nous
dit :
- Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront
la terre !
- Les marques de la maturité féminine se trouvent
dans l'entretien d'un être intérieur agréable, plus que
dans l'entretien d'un aspect agréable.
IV. La bonté (3.5-6)
- Les exemples du passé
- Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient
en Dieu, soumises à leur mari, telle Sara...
- Pierre mentionne Sara comme exemple pour toute femme.
- Elle est qualifiée de sainte, non parce qu'elle aurait
été parfaite (il suffit d'observer son comportement
par rapport à sa stérilité), mais parce que
sa foi était ancrée en Dieu.
- Elle a un respect réel d'Abraham, qui se manifeste
dans sa manière de parler et de se comporter auprès
de lui.
- Les opportunités du présent
- C'est d'elle que vous êtes devenues les descendantes...
- Il y a beaucoup d'opportunités pour que la féminité
s'exprime : dans l'église, dans le foyer, dans la société, ...
En 1 Timothée 3.11, Paul décrit les qualifications
requises pour un ministère féminin.
Les femmes de même, doivent être respectables,
non médisantes, sobres, fidèles en toutes choses
1 Timothée 3.11.
- l'amour parfait bannit toute crainte.
1 Jean 4.18.
Lorsqu'une femme vit de bonté, pour l'amour de Dieu, que
peut-elle craindre ? Lorsqu'avec confiance elle s'abandonne, corps
et âme, au mari que Dieu lui a accordé, elle est
protégée par sa situation. Elle est gardée
dans sa réputation. Elle ne risque pas d'être mal influencée
. Elle demeure sereine.
V. Conclusion
- Jean 8.3 donne l'exemple d'une femme surprise en adultère,
qui selon la loi de Dieu devait être condamnée. Après
que Jésus ait demandé s'il y avait là quelqu'un
qui n'avait pas péché et que les accusateurs se
soient retirés, Jésus dit :
- Femme, où sont tes accusateurs ? Personne ne t'a
condamnée ? Elle répondit : Personne, Seigneur.
Et Jésus lui dit : Moi non plus je ne te condamne pas ;
va, et désormais ne pèche plus.
Le pardon est à s'approprier gratuitement par la foi ;
Dieu nous accorde un pardon constant, perpétuel et en plus,
la puissance de vivre selon ses exigences.
Où en êtes-vous dans votre vie de femme ?

Pour votre réflexion ...
- Avez-vous la volonté de servir, de faire du bien à
votre entourage ?
- Cherchez-vous à être un exemple de piété,
de pureté, de respect pour influencer votre entourage ?
- Pensez-vous avoir les qualités requises pour un ministère
féminin ?
- Avez-vous "l'amour parfait qui bannit toute crainte"
?
- A la lumière de cette lecture, comment définissez-vous
une femme, une vraie ? Acceptez-vous le rôle que les Écritures attribuent à la femme ?