S'examiner soi-même, un cours complet de relation d'aide. Leçon 12 page 6

s'examiner soi-même, leçon 12, pages 6 - 8

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la réconciliation (enlever tous les obstacles à l'unité et à la paix)

Demander pardon aux autres selon le modèle biblique implique de reconnaître que vous avez péché contre eux et que vous désirez obtenir miséricorde et pardon (et non pas ce que vous avez mérité). Demander pardon est vital pour la réconciliation et peut amener à un changement de relation. Pour obtenir une réconciliation totale, il faut entreprendre certaines démarches précises selon le modèle biblique (d'après Matthieu 5.23-24; 18.21-35; Romains 12.18; 14.19; 2 Corinthiens 5.17-19; Ephésiens 4.32; Colossiens 3.12-14; Jacques 5.16; 1 Jean 1.9).

I. La repentance (vous changez d'avis - au lieu de vous plaire à vous-même vous désirez plaire à Dieu, ce qui produit dans votre vie un changement biblique)

A. La repentance biblique a pour effet de remplacer la désobéissance par un comportement d'obéissance selon le modèle biblique (Psaume 51.14-15; Matthieu 3.8; Luc 3.8; Actes 26.20).

B. La repentance biblique reconnaît le péché et en assume la responsabilité personnelle (Psaume 51.1-8; 1 Jean 1.8-10).

C. La repentance biblique est le fruit d'une douleur engendrée par des péchés commis contre Dieu et les autres (Psaume 38.1-19, en particulier le verset 18; 2 Corinthiens 7.9-10).

D. La repentance biblique produit un cœur brisé et contrit (excluant ou rejetant toute confiance en soi-même) (Psaume 51.18-19; Jacques 4.8-10).

E. La repentance biblique fait disparaître les objets liés aux péchés passés, puisque de tels objets pourraient provoquer de nouvelles tentations à pécher (d'après 1 Rois 15.12; Jérémie 4.1; Actes 19.8-19, en particulier les versets 18-19).

II. La confession (vous acceptez ce que Dieu pense des péchés que vous avez commis contre lui et les autres, et vous vous engagez à abandonner ces péchés)

A. Vous devez confesser à Dieu vos péchés sous tous leurs aspects : pensées, paroles et actions (d'après Psaume 51.1-6; 1 Jean 1.9).

B. Confessez vos péchés à ceux contre qui vous avez péché (d'après Jacques 5.16). Lorsque vous confessez à quelqu'un les péchés que vous avez commis à son encontre :

1. Ne l'accusez pas, ne le jugez pas, et n'évoquez pas ses échecs à lui (Matthieu 7.1-5; Romains 2.1; 1 Corinthiens 13.5). Par exemple, vous devriez dire : « Pardonne-moi de t'avoir claqué la porte au nez. » Ne dites pas : « Pardonne-moi de t'avoir claqué la porte au nez lorsque tu m'as traité d'imbécile » (d'après 1 Pierre 3.8-9).

2. Ne vous excusez pas. Par exemple, dites : « Pardonne-moi d'avoir eu un mauvais langage et d'avoir dit des gros mots. » Ne dites pas : « Pardonne-moi d'avoir eu un mauvais langage et d'avoir dit des gros mots, mais, vois-tu, rien ne me réussit aujourd'hui. » Rappelez-vous qu'il n'y a ni excuse ni justification à pécher contre quelqu'un ou à le faire trébucher (d'après Matthieu 18.7; Romains 14.13; 1 Corinthiens 10.13).

3. Ne vous contentez pas d'exprimer vos sentiments en disant : « Je le regrette. » Cela veut simplement dire que vous avez du remords, mais n'indique pas votre désir de réconciliation. Lorsque vous recherchez le pardon, identifiez comme péché le tort que vous avez commis (Ephésiens 4.15). Par exemple, vous pourriez dire : « Je le regrette ; s'il te plaît, pardonne-moi d'avoir péché contre toi lorsque je t'ai traité de tous les noms en criant. »

Référez-vous à : COMMENT REMPLIR LE TABLEAU : VICTOIRE SUR LES ECHECS (Annexe 8), sous VI. Mise" en pratique du changement biblique, D.

III. La restitution (réparer ou compenser les dommages causés par votre péché)

A. La restitution biblique doit être faite dans la mesure du possible (Lévitique 5.21-24; Nombres 5.5-8; Proverbes 6.30-31). Dans le cas de l'adultère, le pardon est offert par le Seigneur (1 Jean 1.9) et peut être accordé par celui ou celle contre qui l'on a péché (Luc 17.3; Ephésiens 4.32). Cependant, la restitution n'est pas possible (Proverbes 6.32-35).

B. La restitution biblique doit bénéficier à ceux contre qui vous avez péché (d'après Exode 22.1 17; Luc 19.8-9).

C. Le but de la restitution biblique étant de restaurer la paix entre vous, vous ne devez pas essayer de marchander une relation ni de manipuler l'autre personne afin qu'elle réagisse selon vos désirs (d'après Romains 12.9a, 18).

IV. L'importance de la réconciliation (renoncer à l'inimitié en vue d'établir ou de restaurer une relation d'unité et de paix)

A. La réconciliation biblique ne peut commencer que par la réconciliation avec Dieu par Jésus-Christ (Romains 5.10-11; 2 Corinthiens 5.17-20; Colossiens 1.21-22).

B. Le message et le ministère de réconciliation entre Dieu et les hommes est une responsabilité et un privilège qui vous a été confié (2 Corinthiens 5.17-20, en particulier les versets 18-19).

C. La réconciliation biblique avec les autres est si importante qu'elle doit être faite avant votre adoration et service pour le Seigneur. Vous n'êtes pas capable d'adorer ou de servir le Seigneur si vous n'avez pas encore cherché à vous réconcilier avec ceux qui sont brouillés avec vous (Matthieu 5.23-24).

V. Obstacles à la réconciliation

A. Une compréhension insuffisante ou un manque de pardon biblique de la part d'un autre peut être un obstacle à la réconciliation.

1. Celui que vous avez offensé peut minimiser l'affaire en disant : « Cela n'a pas d'importance, il n'y a pas de problème. » Vous devez lui faire comprendre que c'était grave devant Dieu et pour vous puisqu'il s'agissait d'un péché dans votre vie (Jacques 2.10; 4.17). Vous devez souligner que vous ne voulez ni ignorer ni minimiser votre faute et que vous avez l'intention de changer dans ce domaine et de vivre selon la voie de Dieu (Matthieu 5.23-24; Romains 12.18).

2. Il est possible que la personne offensée ne vous pardonne pas. Dans ce cas, rappelez-vous que vous n'êtes responsable que de ce que Dieu vous dit de faire ; la réaction de l'autre personne est de sa responsabilité devant Dieu (Proverbes 16.7; Ezéchiel 18.20; Romains 12.18). Cependant, en cherchant la réconciliation et la paix avec cette personne, convainquez-la que vous recherchez vraiment son pardon et que vous avez l'intention de changer. Expliquez-lui les démarches précises que vous allez entreprendre pour effectuer ce changement. Ceci est particulièrement important lorsqu'il s'agit d'une relation intime (par exemple, avec votre épouse, votre famille, votre patron, votre camarade de chambre, votre collègue, etc) pour que dans l'avenir vous puissiez être tenu responsable d'effectuer les changements qui manifesteront une ressemblance à Jésus-Christ dans vos actes.

Référez-vous également à : COMMENT REMPLIR LE TABLEAU : VICTOIRE SUR LES ECHECS (Annexe 8), sous VI. Mise" en pratique du changement biblique, D.

B. Attendre que l'autre prenne l'initiative et prouve son pardon retarde la réconciliation. A qui que soit la faute, c'est la responsabilité du croyant obéissant de faire le premier pas du processus de réconciliation (d'après Matthieu 5.23-24; 18.15; Marc 11.25-26).

C. Exiger, contrairement aux Ecritures, la perfection ou l'absence totale de péché limite la réconciliation. Rappelez-vous que vous devez pardonner à un autre sur la foi de son affirmation verbale de repentance, et non pas de sa pratique parfaite de la repentance, de sa conduite « sans péché » (Luc 17.4).

Si une personne demande et reçoit le pardon fraternel, et qu'elle persévère dans sa conduite pécheresse, il sera nécessaire de mettre en pratique la discipline biblique dans un esprit de prière et de douceur (Galates 6.1-5).

Référez-vous à :

LA DEFINITION DE L'AMOUR BIBLIQUE (Leçon 13, Pages 4-6), avec une attention particulière à E. ;

RESTAURATION OU DISCIPLINE (REAGIR SELON LE MODELE BIBLIQUE AU PECHE D'UN AUTRE CROYANT) (Leçon 13, Pages 7-8) ;

GUIDE DU PROCESSUS DE RESTAURATION OU DE DISCIPLINE (Leçon 13, Pages 9-11) ;

LA COMMUNICATION BIBLIQUE (Leçon 13, Pages 12-14).

D. La réconciliation avec une personne qui a péché n'est pas possible lorsque cette personne ne veut pas répondre par la repentance, la confession et la restitution. Voir ci-dessous :

1. Un employé vole sa société. Ses collègues sont témoins de ce vol et le signalent au gérant, un vrai croyant. Lorsque le gérant confronte son employé au sujet de cette accusation de vol, l'employé reconnaît le délit, dit qu'il ne le fera plus, et demande pardon d'avoir bafoué la confiance du gérant. Celui-ci lui pardonne, et lui recommande de ne pas recommencer. (Si l'employé est un croyant, le gérant lui donne des conseils en ce qui concerne le comportement à dépouiller et à revêtir, rétablit la communion fraternelle, et lui enjoint de ne plus voler.) Le gérant sait qu'il devra remettre à ses supérieurs un rapport sur cet incident, et le fait.

2. La direction revoit la situation et décide de mettre l'employé à l'épreuve. Le gérant négocie avec ses supérieurs les options possibles pour l'employé. Suite à cette consultation, deux décisions sont prises : (1) l'employé est muté dans une autre section avec des responsabilités limitées en fonction du vol reconnu ; et (2) un échéancier est établi pour permettre à l'employé de faire restitution de son vol.

3. Un peu plus tard, l'employé vole à nouveau sa société et encore une fois il est pris en flagrant délit. Comme précédemment, l'employé admet le vol en présence de son gérant, dit qu'il ne le refera plus, et demande au gérant de lui pardonner encore une fois d'avoir bafoué sa confiance. Le gérant lui pardonne à nouveau et lui explique les conséquences de ses actes sur sa vie. (Si l'employé est un croyant, le gérant l'avertit des conséquences de ses méfaits répétés.) Le gérant rend compte à ses supérieurs de la situation, et demande conseil concernant la résiliation du contrat, la déposition d'une plainte en justice, et la possibilité de la restitution.

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